Angel Valodia Matos, le taekwondoïste cubain qui frappé un arbitre à Pékin a reçu un soutien de poids : celui de Fidel Castro. L’ancien président a dénoncé lundi dans la presse la pression d’une mafia lors des Jeux.
Fidel Castro, rien que ça. Le taekwondoïste cubain Angel Valodia Matos, banni à vie de toute épreuve internationale pour avoir agressé un arbitre à Pékin, s’est trouvé un « avocat » charismatique. Ce lundi, l’ancien président cubain a fustigé « la mafia » qui a volé à Angel Valodia Matos la médaille de bronze dans le tournoi de taekwondo, et demandé l’indulgence pour l’athlète. « Rien ne m’oblige à garder le silence face à la mafia, a déclaré le leader cubain de 82 ans. Celle-ci s’est arrangée pour se jouer des règles du comité olympique. »
Samedi, Angel Valodia Matos qui combattait pour la médaille de bronze à Pékin a disjoncté et a asséné un coup de pied à l’arbitre. Le Cubain était mécontent d’avoir été disqualifié pour avoir pris trop de temps à se faire soigner. « Atterré par une décision qui lui a paru totalement injuste, il a protesté et lancé un coup de pied sur l’arbitre. Son propre entraîneur avait fait l’objet d’une tentative de corruption (…) il était indigné, il n’a pas pu se retenir », a justifié Castro qui a demandé « une entière solidarité » avec l’athlète et son entraîneur, également exclu à vie de toutes les compétitions organisées par la Fédération internationale de taekwondo.
Les autorités de l’olympisme cubain, elles, n’ont pas fait preuve de la même indulgence et ont dénoncé la « grave infraction à l’éthique » commise par le combattant.
Pour mémoire, la vidéo de son geste :
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